Combien coûte un site internet en 2026
Le détail d'un devis de site internet, les tarifs selon le type de projet, les coûts récurrents oubliés et les quatre questions à poser avant de signer.
« Combien coûte un site internet ? » C'est la première question qu'on me pose, souvent avant même de m'avoir dit ce que fait l'entreprise. Et c'est la question à laquelle il est le plus difficile de répondre en une phrase, parce que les réponses honnêtes s'étalent de zéro à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Cet écart n'est pas une arnaque, et ce n'est pas non plus du flou entretenu. C'est qu'un site internet n'est pas un produit sur étagère : c'est un volume de travail, et ce volume varie énormément d'un projet à l'autre. Voici comment il se décompose, ce que ça donne concrètement, et les coûts que la plupart des devis oublient de mentionner.
Ce que vous payez n'est pas « un site »
Un site livré, c'est quatre postes de travail distincts. Selon votre projet, chacun peut peser lourd ou presque rien — et c'est là que naissent les écarts de prix.
- Le cadrage. Comprendre votre activité, vos clients, ce qui doit apparaître et dans quel ordre. C'est le poste qu'on saute le plus souvent, et celui qui coûte le plus cher quand on l'a sauté.
- Les textes. Qui écrit ? Si vous fournissez des contenus prêts, le devis baisse. Si vous attendez de votre prestataire qu'il rédige, c'est un vrai travail, facturé comme tel — et c'est ce qui décidera si vos visiteurs vous appellent ou pas.
- Le design et l'intégration. De la mise en forme d'un modèle existant jusqu'au dessin sur mesure de chaque page. Deux ordres de grandeur différents.
- La mise en ligne et le référencement de base. Nom de domaine, hébergement, structure des pages, balises, Search Console, fiche Google. Quelques heures, mais sans elles le site existe sans être trouvable.
Quand un devis vous paraît anormalement bas, c'est presque toujours qu'un de ces quatre postes a disparu. Le plus souvent, les deux premiers.
Les trois façons d'avoir un site
Le faire vous-même. Wix, Squarespace, Shopify et consorts : il faut compter un abonnement mensuel de l'ordre d'une vingtaine d'euros une fois les options réellement utiles activées, plus votre temps. C'est la voie la moins chère en euros et la plus chère en heures. Elle a du sens si votre activité ne dépend pas de votre visibilité en ligne, ou si vous voulez valider une idée avant d'investir. Elle en a beaucoup moins si vous comptez sur Google pour ramener des clients : les textes et l'architecture font le référencement, et ce sont précisément les deux choses que l'outil ne fait pas à votre place.
Un freelance. Vous parlez à la personne qui exécute. Les frais de structure sont faibles, donc le tarif horaire aussi, et la réactivité est généralement bonne. En contrepartie, une seule personne, un seul agenda, et des compétences qui s'arrêtent quelque part — il faut demander où.
Une agence. Une équipe, plusieurs métiers, une continuité si quelqu'un part. Pour un projet à plusieurs dizaines de pages, un tunnel de vente complexe ou une refonte à enjeux, c'est souvent le bon choix. Pour un site vitrine de six pages, vous financez surtout une structure dont votre projet n'a pas besoin. Les budgets démarrent généralement à plusieurs milliers d'euros.
Il n'y a pas de bonne réponse absolue. Il y a un rapport entre ce que votre visibilité vous rapporte et ce que vous pouvez raisonnablement y consacrer.
Mes tarifs, en clair
Je préfère les afficher plutôt que de vous faire remplir un formulaire pour les obtenir. Ce sont des points de départ TTC, pour un projet cadré :
- Une landing page à partir de 349 €, jusqu'à 499 € avec rédaction complète et test de deux variantes.
- Un site vitrine à partir de 699 € : quelques pages, une par prestation, avec accompagnement rédactionnel.
- Un site e-commerce à partir de 1 399 € : catalogue, panier, paiement et gestion des commandes.
- Une application ou un outil métier sur mesure se chiffre après cadrage, parce que le périmètre varie trop pour qu'un prix affiché veuille dire quoi que ce soit.
Micro-entreprise non assujettie à la TVA : le montant du devis est celui que vous payez. Le paiement échelonné est possible, et le devis est gratuit.
Les coûts récurrents que le devis oublie
Un site n'est pas un achat unique. Ce qui revient chaque année, quel que soit le prestataire :
- Le nom de domaine, une quinzaine d'euros par an. C'est votre adresse, et elle doit être à votre nom — j'y reviens plus bas.
- L'hébergement, de quelques euros par mois pour un site vitrine à nettement plus pour une boutique ou une application. Un hébergement bas de gamme coûte moins cher et ralentit votre site ; la vitesse compte pour Google comme pour vos visiteurs.
- Les licences et extensions si le site tourne sur WordPress : thème premium, extension de réservation, connecteur de paiement. Une centaine d'euros par an selon les besoins, parfois plus.
- La maintenance. Mises à jour, sauvegardes, surveillance, petites corrections. Facultative au sens strict, indispensable en pratique : un site WordPress laissé sans mise à jour pendant deux ans finit piraté ou cassé.
- Les commissions de paiement pour un e-commerce, prélevées sur chaque transaction par votre prestataire de paiement, jamais par votre développeur.
Un devis qui ne mentionne aucun de ces postes n'est pas moins cher. Il est juste incomplet.
Ce qui fait vraiment varier la facture
Cinq facteurs, par ordre d'impact :
- Le nombre de pages. Chaque page est à réfléchir, écrire, intégrer et relire. C'est le multiplicateur le plus direct.
- Qui écrit les textes. L'écart entre « je fournis tout » et « écrivez tout » est le plus gros poste variable d'un site vitrine.
- Les fonctionnalités. Un formulaire de contact ne coûte presque rien. Une prise de rendez-vous avec agenda synchronisé, un espace client ou une connexion à votre logiciel de gestion, oui.
- La reprise de l'existant. Récupérer le contenu d'un ancien site, gérer les redirections, préserver ce qui est déjà positionné sur Google : c'est du travail, et c'est ce qui distingue une refonte réussie d'une refonte qui fait chuter le trafic.
- Le délai. Un projet à livrer en trois semaines coûte plus cher que le même projet en trois mois. Ce n'est pas une marge supplémentaire, c'est un réagencement d'agenda.
Comment lire deux devis qui vont du simple au triple
Quand deux propositions sont très éloignées, quatre questions suffisent le plus souvent à comprendre pourquoi.
Qui rédige les textes ? Si ce n'est pas écrit, c'est vous. Et si vous ne les fournissez jamais, le projet reste bloqué des mois.
À qui appartient le site ? Le nom de domaine doit être déposé à votre nom, et vous devez pouvoir récupérer l'ensemble des accès et une sauvegarde complète en partant. Certaines formules « site à 29 € par mois » sont des locations : vous arrêtez de payer, tout disparaît. Ce n'est pas illégitime, mais il faut le savoir avant de signer.
Que se passe-t-il après la mise en ligne ? Combien de retouches sont comprises, pendant combien de temps, et à quel tarif ensuite ?
Le référencement est-il inclus, et lequel ? La structure technique et les balises devraient l'être dans tout projet sérieux. Le référencement dans la durée — contenus, pages supplémentaires, suivi — est une prestation distincte. Et personne ne peut vous garantir la première place sur Google : une garantie de position est le signal d'alarme le plus fiable qui soit.
Le seul calcul qui compte
La bonne question n'est pas « combien ça coûte » mais « à partir de combien de clients c'est remboursé ».
Pour un artisan dont le panier moyen se compte en milliers d'euros, un site vitrine est amorti par un seul chantier. Pour un commerce de proximité au panier moyen faible, le raisonnement est différent, et la fiche Google Business Profile — gratuite — sera probablement plus rentable qu'un site ambitieux.
Faites ce calcul avec vos chiffres avant de demander des devis. Il vous dira quel budget est raisonnable pour vous, et il rend la discussion avec un prestataire beaucoup plus simple : vous ne comparez plus des prix dans le vide, vous comparez ce que chacun propose pour un budget que vous avez déjà justifié.
Devis gratuit
Parlons de votre projet
Un premier échange gratuit, sans engagement, pour cadrer votre besoin et vous donner un budget réaliste.